Photo Charles CriéSébastien Dufeu
Dans le parcours de Sébastien, artiste plasticien autodidacte, le fait de faire est central. Formé à la fabrication de mobilier, il a développé une connaissance des matériaux et des techniques, aujourd’hui prolongée par sa pratique d’architecte d’intérieur.
Son travail s’est d’abord orienté vers la composition, influencée par la culture japonaise et le sumi-e, à travers des encres de Chine en noir et blanc autour du motif de l’éolienne.
Parallèlement, il a entamé une démarche autour du lien, au travers de la nourriture. Depuis 2015, Sébastien Dufeu réalise chaque samedi des madeleines sur son lieu de travail, le showroom bulthaup à Rennes, pour ses collègues, amis et visiteurs. La madeleine, symbole de simplicité et de bonne humeur, est au cœur de son travail artistique. Chaque image, publiée sur Instagram (@smb_d), est une composition mêlant l’instantanéité du moment à une recherche graphique permanente. Inspirées par un imaginaire naïf et curieux, ses images savent toucher au-delà des barrières d’âge ou de langue.
Si le projet a commencé de manière spontanée, avec les moyens du moment, l’expérience a permis à l’artiste de développer une pratique plus réfléchie, intégrant désormais le dessin, la vidéo, le découpage ou la sculpture. Ses créations, à la fois intimes et universelles, prolongent le plaisir simple de la madeleine et l’envie de partager. L’une d’elles, Madeleine confinée, a été sélectionnée par le Mucem dans le cadre de la collecte Vivre au temps du confinement en 2020 et publiée dans Télérama.
GÉRRIDÉ
Les gerridés, ces insectes étonnants capables de glisser sur l’eau, ont inspiré Gerridé, une œuvre qui semble surgir avec légèreté du bassin à l’entrée du parc. Une composition minimaliste combinant la forme complexe d’une madeleine douce et ronde que l’on imagine sucrée avec les lignes fines et anguleuses des grandes pattes à l’architecture fragile.
Cette pièce transforme le mouvement discret et délicat des insectes en un objet que chacun peut contempler et suivre du regard dans ses imperceptibles déplacements.
À travers Gerridé, l’artiste prolonge le plaisir simple de partager une madeleine, mais à une échelle surprenante, invitant ainsi les spectateurs, petits et grands, à s’approprier l’objet et imaginer le récit qui l’accompagne.
> 3 installations dans les rues de la Ville de Châteaubourg et dans le parc Ar Milin’
Gérridé. Plan d’eau d’Ar Milin’
- Année : 2026
- Dimensions (L x l x H) : 390 x 390 x 300 cm
- Madeleine : forme en polystyrène, stratification avec fibre de verre et résine polyester. Finition gel coat et peinture. 150 x 100 x 80 cm.
- Pattes : tubes en aluminium brut, assemblage mécanique pour transport. Câble haubanage inox à la base.
Photo Charles Crié
Photo Charles Crié
Photo Charles Crié
Photo Charles Crié
Photo Charles Crié