Le conteneur by Jardin des Arts 2026
Avec l’Art Box, Jardin des Arts ouvre depuis 2024 un espace singulier au cœur du parcours : un conteneur transformé en mini-salle d’exposition. Pour l’édition 2026, ce lieu accueille le court métrage d’animation en stop-motion « Les Liaisons foireuses », réalisé par Chloé Alliez et Violette Delvoye.
Une grande nouveauté a vu le jour lors de l’édition 2024 de l’exposition Jardin des Arts : l’Art Box. Ce conteneur habilement transformé en mini-salle d’exposition permet d’accueillir d’autres formes artistiques au sein du parcours : installations numériques, œuvres immersives, créations vidéo ou films d’animation.
Pour sa première édition, les œuvres de l’artiste IA Melody Bossan, alias LeMoon, s’étaient emparées du lieu. En 2025, le public avait pu y découvrir « Mémorable », film d’animation de Bruno Collet, une production des Rennais de Vivement Lundi !
En 2026, le conteneur poursuit cette ouverture vers l’image animée avec la diffusion de « Les Liaisons foireuses », court métrage d’animation réalisé par Chloé Alliez et Violette Delvoye. Produit par Vivement Lundi ! et Zorobabel, ce film en stop-motion a également été diffusé sur Arte.
Entrée libre pour tous les curieux
Espace limité à 10 personnes
Les Liaisons foireuses
2021 – Drame / Animation – 11 min
Ce soir, c’est la grosse fête pour Lucie, Maya et leurs amis. Même Jimmy est venu : il est là pour Maya, tout le monde le sait. Mais au moment où tout semble devoir se jouer, des sentiments cachés, tendres et confus surgissent entre Maya et Lucie. Des émotions qui peinent à trouver leur place dans cette soirée rythmée par l’alcool, la musique et l’agitation de l’adolescence.
Tourné en stop-motion, « Les Liaisons foireuses » aborde avec finesse les sujets de l’appartenance au groupe, de la peur de la différence, de la quête d’identité et de l’orientation sexuelle. Les réalisatrices, formées en animation à Bruxelles, à l’École de la Cambre, y développent un univers très personnel, fondé sur le jeu avec les objets et les matières.
Les personnages sont fabriqués à partir d’objets recyclés : une tête en interrupteur, un corps en prise électrique. Ce choix plastique, à la fois drôle, inventif et très expressif, donne naissance à des corps volontairement disproportionnés, en écho aux maladresses et aux métamorphoses de l’adolescence.
Par son « bricolage » créatif et la technique du stop-motion, le film donne à ces personnages des gestes parfois patauds, fragiles, hésitants. Une manière sensible de raconter ce moment de bascule où les sentiments se cherchent, s’affirment, ou restent encore difficiles à nommer.

