Après Emilie Prouchet-Dalla Costa et Frédérique Fleury, c’est au tour de Christian Champin de faire l’objet d’un portrait dans notre blog, puisqu’il fait lui aussi partie des artistes exposant à l’édition 2018 des Jardin des Arts. L’occasion notamment de découvrir de nouvelles photos de ses oeuvres exposées au coeur du parc d’Ar Milin’… et pourquoi pas vous donner envie de venir admirer ces oeuvres “en vrai” à Châteaubourg ! Ne perdez pas de temps, vous avez jusqu’au 16 septembre…

Basé à Paimboeuf, Christian Champin se qualifie lui-même de “métallo-déchéticien” et transforme avec malice les déchets de nos sociétés hyper consommatrices, en d’improbables sculptures monumentales. Il assemble différents objets métalliques pour les réincarner sous forme d’animaux ou de personnages. Pour l’artiste, “issus de l’agriculture, de l’automobile ou de l’industrie, cassés, rouillés, tordus, usés, les déchets ont un passé, un message. Sortis de leur contexte, assemblés entre eux par soudure, détournés de leur utilité sans expression, ils deviennent inutiles mais vivants !“.

Avec un grand-père charron, un père carrossier, la transformation du métal est une transmission quasi-génétique dans la famille Champin. Petit, Christian évolue ainsi dans un univers de ferraille et l’acquisition de la technique de l’assemblage par soudure devient élémentaire et naturelle. Les premières compositions datent de cette époque. Suit logiquement une formation supérieure en mécanique, puis l’envie d’aller voir plus loin, de s’éloigner de sa Normandie natale en direction des pays en voie de développement.
Une dizaine d’années de rencontres et d’observations, au service d’ONG, de la recherche pétrolière et d’installation d’usines de production. Christian est confronté à la réalité de la mondialisation et surtout à ses conséquences nuisibles sur l’homme et sur l’environnement. Son rapport au fonctionnement du monde devient plus critique. Le passage à la machinerie du Royal de Luxe, compagnie nantaise de théâtre de rue, amorce un changement de cap et devient un détonateur pour son potentiel artistique.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à visionner la vidéo de cette interview avec Titus – cinéaste roumain – en juin 2013 :

Une cinquantaine de sculptures à Châteaubourg

Depuis le début des années 2000, l’artiste s’affirme sur le circuit de l’art contemporain. Il se considère comme un alchimiste sans formatage et dit cultiver le détournement des objets sans prétention, et sans complexe. Chaque sculpture devient alors la réincarnation positive des déchets négatifs générés par une société d’hyper consommation.

Cet été, plus d’une cinquantaine de sculptures fantasmagoriques ont pris possession du centre-ville de Châteaubourg, du Parc d’Ar Milin’ et d’un atelier-galerie. L’artiste occupe en effet un espace de la commune afin de proposer à la vente ses oeuvres en format réduit.

En savoir plus sur Christian

Consultez sur notre site, dans la section dédiée à l’édition 2018 de Jardin des Arts, la galerie consacrée à Christian Champin. Vous y retrouverez notamment ses adresses sur le web et les réseaux sociaux.

Plus de photos des oeuvres de Christian

Faites défiler les vignettes ci-dessous et zoomez sur celle de votre choix.

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